Sans plus tarder, voici ... ... ... *roulements de tambours* ... ... ... la nouvelle la plus rocambolesque du siècle !!
Notez tout de même que pour cette nouvelle, nous avons fait appel à Gaétane, qui deviendra bientôt l'illustratrice officielle de cette histoire sans queue ni tête (quoi que les girafes en aient une de chaque).
Moi et l'élection de Mister Girafe
Il était une fois, dans les contrées bien reculées de ce monde, qui n'ont d'ailleurs pas encore été découvertes, que même le petit doigt de pied du bout de la main des gens du Cercle n'a pas encore frôlé [etc...] .... un homme. Il était petit. Tout petit. En tout cas en comparaison avec les girafes qui peuplaient cette contrée. Mais il avait des mains agiles (toujours en comparaison avec les girafes, notons-le bien). Par contre, à l'inverse des girafes, il n'était ni jaune à poids bruns, ni quadrupède, ni herbivore. Pour tout vous avouer, il savait chasser les girafes à mains nues (quel homme !) ! Mais la plupart du temps, il se contentait de dormir à l'ombre, et de se balader sans autre accessoires que sa pilosité naturelle (qui s'avérait bien fournie). Cet homme avait-il un nom ? À vrai dire, puisqu'il était seul, il s'appelait tout simplement Moi. Moi était un homme tout simple et heureux.
Tous les ans, à l'occasion de la quinzième lune en partant de la droite en prenant pour base de repère la montagne la plus à l'ouest (dans la géographie Moi-ienne, voire très moyenne), les girafes organisaient entre elles un concours qui récompenserait la girafe la plus girafesque de l'année. L'événement générait tous les ans moult festivités, bruits, lumières, chansons, ce qui attirait l'attention de notre Moi à l'esprit fulgurant (mais légèrement étriqué, comme ses perspectives géographiques qui, nous l'avons dit, étaient assez Moi-iennes moyennes), qui contemplait de loin les réjouissances sans oser s'approcher (on reprend son souffle).
Il avait appris à force d'espionnage, qu'il se déroulait durant les festivités, le concours de Mister Girafe. Il ignorait ce que ça signifiait. Mais n'oublions pas qu'il était un chasseur de chirafes chachant chacher chans chon chien de chasse – forchément il n'en avait pas, et dans la brouche ch'est compliqué... – et pour s'infiltrer dans la communauté des girafes et donc mieux les attraper (mouhahaha, enfin non, moi-hahaha ), il lui fallait les approcher de près, très près ! Un jour, donc, il prit son courage dans ses deux mains bien velues et se dit :
- Houba Houba c'est luiiiiiiiii, le Marsupulagirafe ! (traduction : Cette année, c'est décidé, je me présente au concours de Mister Girafe !)
Et il se présenta sous le pseudonyme de Ron Wilson, Bus Driver !
Les girafes le regardèrent arriver avec Circonspection – le chef de clan – mais le laissèrent néanmoins participer, puisque les girafes sont très généreuses et très ouvertes d'esprit. Il est vrai que leur long cou leur offrent de grandes perspectives. Malheureusement pour lui, notre cher ami n'étant pas à la hauteur, il commettait gaffe sur gaffe. Et il tomba de haut quand on lui appris qu'il n'était pas éligible, ne correspondant pas aux critères de beauté communément admis parmi ce peuple.
La fête se conclua en beauté quand Moi s'accrocha au collier de la femme de Circonspection, Modération de son petit nom, lâchant pitoyablement toutes les perles qui se répandirent par terre, et créèrent une confusion monumentale, lorsque toutes les girafes se cassèrent minablement la tronche, et s'étalèrent de tout leur long sur le parquet en terre cuite (mais oui madame, les girafes sont civilisées).
C'est ainsi que les girafes découvrirent un nouveau jeu : le foot sabot-ball ; et la coupe du monde de sabot-ball remplaça rapidement l'élection de Mister Girafe, puisque, avouons-le, c'est un sport bien plus intéressant.
Bé-Chan, Sonietchka et Gaétane.
Mes ami(e)s, ne laissons pas notre colère, face à cette injustice, corrompre nos âmes purifiées par l'extase imaginative ! Laissons donc là le poison se répandre sur le sol et envolons-nous vers des prairies plus avenantes !
RépondreSupprimerCar, je m'en vais le crier bien fort, ils ne peuvent saisir notre génie. Triste vérité, hélas, mais peu de prophètes et de précurseurs ont été reconnus en leur temps, et il en va de même pour nous.
Laissons-les donc se morfondre dans leur médiocrité, et poursuivons notre idéal sans cette hypocrisie malsaine que je personnifierai sous le nom d' "Alain Satiable".
Car même s’ils n'apprécient pas notre effort à sa juste valeur, s'ils ne savent pas reconnaitre le vrai talent, même si, enfin, ils nous classent en toute fin, je reste très fière de nous, car nous portons en ce monde les notions d'un monde plus juste, où la connerie prendrait sa place aux côtés du sérieux, où la vie résonnerait de chants et de rires purs ! Car alors nous ne serons plus endigués par notre propre inconscient et d'iniques valeurs sociales !
Seulement alors nous laisserons parler notre Véritable et Vénérable Moi.
Amen.
Fièrement vôtre,
Bé-chan
coincoin le connard dit : ça c'est une histoire qu'elle est bien bonne la bougre ! alors on veut la suite et viiiiiiiiiiite ;P
RépondreSupprimerVotre nouvelle est désormais disponible sur notre site http://insatiable.insa-lyon.fr
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